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Pétition  (jeudi 25 novembre 2010)

Faut-il supprimer les notes à l’école ?

Les notes, valorisation ou stigmatisation des élèves ?

Vingt personnalités, parmi lesquelles Boris Cyrulnik, Daniel Pennac ou Marcel Rufo, réclament la suppression des notes à l’école primaire. Il se sont joints à l’appel lancé par l’AFEV, une association d’étudiants faisant du soutien scolaire, qui souhaite éviter une stigmatisation des élèves et la sélection par l’échec.

A l’issue de sa troisième Journée du refus de l’échec scolaire, l’AFEV avait lancé succinctement en septembre "un appel national à la suppression des notes à l’école élémentaire". Depuis, l’association a rédigé un texte plus précis qui paraît jeudi dans l’hebdomadaire Le Nouvel Observateur, soutenu par des personnalités et qui peut être signé sur Internet.

"La culture de la note est encore très présente dans l’école française, historiquement tournée vers la sélection. Si ce modèle répondait aux exigences d’un système élitiste avant la massification scolaire, il apparaît aujourd’hui en total décalage avec l’objectif d’élévation globale du niveau d’étude", jugent les rédacteurs de cet appel.

Cette "obsession" du classement "stigmatise des élèves", les enferme "dans une spirale d’échec" et "n’apporte en rien les clés d’une possible progression, […] alors que la confiance en soi est indispensable à la réussite scolaire", ajoutent-ils.

En Finlande, pays en tête des classements internationaux en matière d’éducation (voir le classement du programme Pisa), les élèves sont évalués pour la première fois à 9 ans de façon non chiffrée et commencent à être notés seulement à partir de 11 ans. "Nous appelons à supprimer la notation à l’école élémentaire, qui doit devenir l’école de la coopération et non de la compétition", conclut l’appel.

Parmi les vingt personnalités qui l’ont signé figurent le neuropsychiatre Boris Cyrulnik, le directeur de Sciences Po Paris Richard Descoings, le sociologue François Dubet, le généticien et président d’université Axel Kahn, l’économiste Eric Maurin, l’écrivain Daniel Pennac ou l’ex-premier ministre Michel Rocard. Eric Debarbieux, qui préside actuellement le "conseil scientifique" des états généraux de la sécurité à l’école, a également signé l’appel.